Maillage interne : relier ses pages pour guider lecteurs et robots
Paru le Web & Digital3 min de lecture
Un lien d'une page de votre site vers une autre est un panneau indicateur. Le visiteur s'en sert pour trouver la suite ; Google s'en sert pour découvrir vos pages et comprendre lesquelles comptent. Quelques règles simples suffisent à un site de vingt ou cinquante pages.

Un client lit votre article « Combien coûte un ravalement de façade ». Il est convaincu, il veut un devis. Où clique-t-il ? Si la réponse est « nulle part, il doit remonter au menu », vous venez de perdre une partie de vos lecteurs les plus motivés.
C’est la première raison de soigner le maillage interne : les liens entre vos pages. La seconde concerne Google, qui découvre la plupart des pages en suivant des liens et s’en sert pour comprendre comment votre site s’organise.
Ce que Google lit dans un lien
La documentation de Google sur les liens tient en deux exigences. Le lien doit être explorable : une balise <a> avec un attribut href qui contient une vraie adresse. Un bouton qui change de page par un script, sans href, peut ne pas être suivi. Et le texte du lien, qu’on appelle ancre, doit être descriptif : il aide les visiteurs et Google à savoir ce qu’ils trouveront de l’autre côté.
Google donne lui-même les mauvais exemples : « cliquez ici », « en savoir plus », « lire la suite ». Il déconseille aussi l’inverse, des ancres bourrées de mots-clés ou démesurément longues. Une ancre utile ressemble à ce qu’on dirait à voix haute : « notre page sur le ravalement en enduit à la chaux ».
Une structure en étoile, pas en toile d’araignée
Le site d’une petite entreprise s’organise souvent autour de quelques pages de prestations. Ce sont elles qui doivent recevoir le plus de liens, parce que ce sont elles qui transforment un visiteur en client.
Imaginez trois niveaux. L’accueil renvoie vers chaque prestation. Chaque prestation renvoie vers les articles qui la détaillent, et chaque article renvoie vers sa prestation, avec une ancre claire. Entre articles du même sujet, quelques liens latéraux quand ils servent le lecteur : « si votre façade est en pierre, lisez plutôt ceci ».
Ce qu’il faut éviter, ironie du sort pour un site qui s’appelle Caught in my web, c’est la toile où tout pointe vers tout. Quarante liens par page diluent le message, et le lecteur ne sait plus lequel suivre.
Les liens qui comptent le plus
Les liens placés dans le texte, au moment où la question se pose, sont ceux qu’on clique. Un bloc de liens en bas de page sert de filet de sécurité, pas de chemin principal.
Pour chaque article, posez-vous deux questions. Quelle page de prestation ou de contact le lecteur devrait-il voir ensuite ? Quel autre article répond à la question qu’il se posera juste après ? Deux ou trois liens bien placés valent mieux que dix posés pour la forme.
Les pages orphelines
Une page orpheline est une page qu’aucune autre page du site ne relie. Elle n’est accessible que par le sitemap ou par un lien extérieur. Google peut la trouver, mais elle reçoit peu d’attention, et les visiteurs ne tombent jamais dessus.
Le cas le plus fréquent dans les petites entreprises : une page de prestation créée pour une campagne, retirée du menu ensuite, et jamais reliée ailleurs. Ou un article publié sans lien depuis aucune autre page. Le remède est simple : chaque nouvelle page reçoit au moins deux liens depuis des pages existantes le jour de sa publication.
Une méthode en trente minutes
Faites la liste de vos pages dans un tableur, une par ligne. Ajoutez une colonne « reçoit des liens de » et remplissez-la en parcourant le site. Les lignes vides sont vos pages orphelines. Les pages de prestations qui ne reçoivent qu’un lien depuis le menu sont vos priorités.
Puis reprenez chaque article et vérifiez qu’il renvoie à sa page de prestation avec une ancre descriptive. Profitez-en pour remplacer les « cliquez ici ».
La Search Console vous aide aussi : son rapport « Liens », accessible depuis le menu, liste les pages de votre site qui reçoivent le plus de liens internes. Si la page la mieux reliée est votre page de mentions légales, c’est que le pied de page fait tout le travail.
Pour les nouveaux articles, notez la page à relier dès la planification : c’est une colonne de notre calendrier éditorial. Et si deux de vos pages se ressemblent au point de répondre à la même question, aucun lien ne réglera le problème : il faudra choisir laquelle garder.
Sources consultées
- Bonnes pratiques concernant les liens, Google Search Central, consulté le 5 novembre 2026.
- Fonctionnement de la recherche Google, en détail, Google Search Central, consulté le 5 novembre 2026.
La rédaction de Caught in my webArticle écrit à partir des sources ci-dessus. Une erreur ? hello@caughtinmyweb.fr